Le 14 juillet égal feu d’artifice. “oh la belle bleue, oh la belle rouge”… Comme moi, vous avez peut-être eu envie d’immortaliser ces belles traînées de lumière que j’oublie sitôt couchée. Bah ouais, même si je fais des efforts pour le rester, je ne suis plus une gamine, alors le feu d’artifice, c’est chaque année la même chose en fait et je ne m’ébaubis plus.
Donc, je me suis dis, pour m’amuser et retrouver mon émerveillement d’antan, je vais faire des photos et je ferai peut-être de chouettes images. Alors, au premier bruit de pétard, mon Lumix en main, j’ai couru chercher le trépied dans l’armoire (oui bien sûr, je n’avais rien préparé… ça vous étonne?), pour l’installer sur la terrasse dans le noir… Pftiou, Pfioooooo, Pan, Pan… Screugneugneu c’est bientôt le final…. Argh, j’y vois rien, je n’arrive pas à fixer le sabot et je n’arrive pas plus à régler l’appareil. Tant pis, je l’empoigne et essaie de rester le plus immobile possible pendant les 15 longues secondes de pose du mode “Scène Feu d’artifice” de mon wonderful Lumix. Dans le noir, impossible de régler mieux que le mode scène… Résultat: flou dû au bougé de l’appareil. Mais alors, c’est complétement raté me direz-vous? Nan nan nan. Souvenez-vous d’une chose : avant quand je ratais une photo, je ratais une photo. Maintenant je fais de la lomographie. Donc, j’ai exagéré le phénomène et je me suis amusée à faire du light painting.





Ne voulant pas m’arrêter là pour ce soir, j’ai essayé de photographier la lune qui était pleine. Toujours incapable de me servir de ce screugneugneu de trépied, j’essaie avec le “réglage” qui me paraissait adapté à la situation le mode “Scène Nuit étoilée”. Et là, j’ai craqué. J’ai lomographié avec la lune. Oui, du moon painting… Comment? C’est simple, au lieu d’”écrire” pendant une pose longue avec un appareil fixe et une source lumineuse (lampe, laser…) comme la plupart des performances de light painting, j’ai dessiné avec l’appareil et une source lumineuse fixe (rappellez-vous le screugneugneu de sabot du trépied).


Plutôt contente de mes grabouillages, je suis allée me coucher. Et le lendemain, j’ai réassayer de photographier la lune qui éclairait tellement à travers les volets qu’elle m’empêchait de dormir. Et j’ai compris une chose: c’est pas parce qu’il fait nuit qu’on doit forcément se mettre en mode B. Après pas mal d’essais (une loutre n’abandonne pas facilement) j’ai obtenu cette photo à F8 1/160, 100 iso, sous ex de 2 diaphragmes… Quand je vous dis qu’elle était vraiment lumineuse le 15 juillet, d’ailleurs ça m’aurait arrangé qu’elle éclaire comme ça le 14, pour les réglages.
